Mouchoir en papier

Elle ne supporte pas les hommes qui regardent du porno avant de sauter leurs épouses.

C’est ainsi qu’elle le conçoit : chaque film est la possibilité d’une aventure jetable, une femme objet, futur déchet, à mettre aux oubliettes après éjaculation.

La femme, l’épouse, la fidèle, quelle erreur !

Alors qu’elle s’apprête encore de dentelles de crème aux parfums épicés, peut elle encore croire à ce corps qui ne suffit plus ?

En concurrence directe avec l’objet du désir, inaccessible mais si prégnant dans le deuxième cerveau de l’homme, pourra t-elle sauver son image, vis à vis d’elle et du masculin?

Le porno vidéo, l’écran qui happe et qui zappe, est il la nouvelle façon d’aimer ?

Mouchoir en papier, usage unique, va pleurer dans l’épaule d’un autre, à moins que tous, ils ne soient du même modèle, à désirer ce qu’ils n’auront jamais.

Une gamine de 15 ans qu’on maquille assez pour en faire 18, une poupée qu’on achète, une lobotomie du sexe, l’amour de télé irréalité.

Fils, va voir ailleurs si l’amour existe. N’oublie pas qu’un jour, ces femmes peuvent être mères, et que dans d’autres circonstances, on leur aura donné assez d’amour pour qu’elles n’aient pas besoin de se vendre à des hommes, des marchands de cul, sans doute vautrés et baveux devant les images qu’ils fabriquent de toute pièce. Aucun fantasme n’a besoin d’être imaginé par un autre que toi même. Ton imagination sera toujours plus forte et plus belle que ce qu’on essaie de te vendre.

Fille, n’oublie jamais qu’une femme se respecte, et ce respect passe par le regard que tu portes sur toi, enfant de l’amour, le plus souvent. N’accepte jamais de baisser les yeux, ne ploie jamais le genou, soit fière.

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