Le café du port

J’ai le genou qui frémit

Il danse

La mer à main droite, se donne

Bleue

Le printemps naît à l’heure qu’il veut

Il se propose, 

Et un jour tu le prends

C’est aujourd’hui

Le genou frémit, 

Il danse

Et mes doigts suivent la cadence

Le bar à main gauche cliquète

Il porcelaine

Il chuinte l’eau

Il vapeur de lait chaud 

Un café crème

Un double espresso

Le genou tressaute

Jazz 

Je ne peux pas partir, elle m’hypnotise, Il faudrait qu’elle se taise, ou que je me ferme à sa musique

Il faudrait que je m’aveugle ou que je me noie, de l’eau à ma droite qui bleuoie

Je reviendrai

C’est sans doute la seule façon de partir

Se dire qu’on va revenir

Je peux faire pire que ce café là

Je peux faire pire que ne rien dire

Ne pas écrire. C’est pire. 

Il va falloir que je shazame

Toute cette musique

Il va falloir que je la prenne

Et l’apprenne 

Pour me souvenir.

J’admire ces endroits qui savent

Qui donnent et sont capable de mettre

Une ambiance

Sans déplaire

Réunir 

Assortir

Le pépé qui revient de la pêche, 

La citadine qui passe

Le touriste qui regarde

Le local qui revient

Salut Martine

Salut et toi?

Café du port

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