Le 6ème jour

En l’écrivant, je me souviens que ce titre est celui d’un film que j’avais aimé.

L’incubation du confinement a atteint son 6 ème jour, et le symptôme principal est que ce matin nous avons eu les 4 enfants au petit déjeuner, et ça n’est quasiment jamais arrivé.

Je n’ai pas dormi cette nuit, encore moins que d’habitude. Demain est lundi et c’est le jour où les enfants changent de maison.

Et ça m’angoisse.

Ils ont déménagé avec leur père dans une petite ville à côté. Ils habitent dans une « maison rue », et n’ont pas de jardin. Je vois venir le confinement total et leur horizon se restreindre. Et alors? direz-vous, c’est la cas de la majorité de la population. Oui, mais l’autre paramètre est qu’un déplacement dans une maison dont je ne sais pas si le confinement a été respecté, et s’il l’a été les 14 jours d’incubation ne sont pas révolus, donc tout est encore transmissible, d’une maison à une autre.

Et je ne veux pas ce machin ici, tu sais bien pourquoi.

La raison me dit qu’il faut que nous restions encore bien ensemble, sans extériorité intrusive. J’ai donc rédigé un mail dans ce sens, et j’attends le tir de bazooka.

Si demain je n’écris pas, c’est que je suis terrassée.

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