Parfois, comme dans le ventre alors qu’il grandit en toi, les bulles.
Sensation éphémère, qui descend les nuages, dans le creux du coude, un peu plus bas.
Ça se profile, sans se montrer, ça se dessine sans s’écrire, ça voudrait dire, en silence.
Ces mots qui sont dans la pulsation d’un battement invisible, qui oscille des yeux.
Parfois, ces bulles que je ne saisis pas, elles sont là, proches, je voudrais qu’elles entrent un peu plus loin sous ma peau pour me tirer, me pincer, et y croire, qu’ils sont là, les mots.
Les bulles de mots, sais-tu ?
Ils s’envolent d’une langue pour se poser nulle part.
Comment dit-on atterrir un mot?
L’écrire ?
Alors je cours, je tombe, j’écorche la langue muette, et j’en essore des larmes de vent. J’y reviendrai.

