J’ai décidé d’être solidaire de ma soeur et de faire un régime. Elle a perdu trois kilos et quelques hier, certes après quelques heures fatigantes, mais je ne pouvais pas faire moins. Qui voudrait d’une tata obèse ?
Sans rire, les kilos du tabac m’insupportent, et il fallait prendre les cornes par les cheveux, alors voilà. Je bois beaucoup d’eau.
L’année a donc commencé et ma foi, je fais aussi un régime de travail. N’a pas envie de trop forcer ces temps-ci la fille. Un minimum syndical et pour une fois aujourd’hui je n’ai pas fait une seule fois à manger. Parce que j’ai même perdu ça, le plaisir de faire à manger : trop de légumes maman, chez maman c’est meilleur, pourquoi il n’y a pas de ketchup… maman ? on peut faire un repas p’tit déj’ ? C’est usant des fois.
Bref. Cessons les plaintes. J’écris dans mon carnet, chaque jour, de quoi ennuyer les générations futures. À la main et au stylo plume. C’est tout à fait lisible par moi seule, et encore faudra que je porte mes lunettes, car honnêtement il y a de quoi décourager le moindre paléographe, mais je m’en fiche (régime social aussi, j’arrête de faire plaisir à tout le monde, un peu). Jeanne d’Arc avait un scripteur, c’est pour ça qu’on a pu la lire, j’ai appris l’autre jour que César aussi, mais sans doute pas pour les mêmes raisons.
Il fait gris, il y a du vent, la meilleure place est près du poêle. Je n’ai pas envie d’aller flâner sur les réseaux peut-être parce que je n’ai rien à y poser. Ma vie ne serait passionnante que dans le travail ?
J’ai le droit de manger des endives à volonté, ce soir c’est salade d’endive.
Jeudi, en théorie, je monte un berceau. Je ne sais pas donner le biberon (c’est presque vrai même si l’homme m’a montré pour que je puisse nourrir ses petites filles) ni monter un berceau, mais je sais lire les modes d’emploi, quand ils sont lisibles, donc ça devrait le faire, et puis j’irai avec ma visseuse.
Je suis heureuse de pouvoir assister ma soeur et mon beau-frère pour ce deuxième enfant, même si les masques nous empêcheront de le montrer. En vérité, ils n’ont pas besoin de moi, mais c’est plaisir.
J’ai quand même mangé une pomme ce midi.
Le chat a trouvé une bonne place, je crois que ce sera ma prochaine vie, mais dans une famille identique : avec nourriture, blanchissage et dortoir à volonté. Janvier est long, n’est-ce pas ?
Bientôt l’anniversaire de ma deuxième fille, puis celui de mon fils. Janvier sera alors presque fini. Et ce sera bien, parce qu’alors on se rapprochera du printemps. L’hiver peut-être long quand on voudrait hiberner mais que ça n’est pas possible. Je me souviens parfois de mes années sous les tropiques, où quand j’avais froid, un pull suffisait à me réchauffer. Et quand j’aimais la pluie, épaisse et chaude. Quand j’aimais, en toute inconscience.
Il est temps que je rajoute une bûche. Hashtag viepassionnante.

Oui quand on pense aux tropiques, une autre vie si différente!
J’aimeJ’aime