B. 

Mon amie, mon amie, mon amie qui part, qui s’en va, qui s’envole, alors que  moi je convole. 

Mon amie, mon amie, nous écoutons pour toi, nous écoutons pour toi et nous, ces musiques qui font pleurer, qui font rire, qui font rire et pleurer. 

Tu ne seras pas avec nous samedi, tu seras j’espère, encore là, avec ton coeur et ton âme, avec toute ta force, ton amitié, ton affection.

Mon amie, Brigitte, ce soir je pleure et je pleure encore, et je te remercie, grâce à toi, je ressens, je vis, mon coeur bat et frissonne, il tremble, il saigne, il se trouble, il s’abandonne. 

Tu aimes les vaches, tu aimes le rouge, tu as une vache rouge sur ta terrasse, des rosiers rouges avec Bobby et Pamela, les pigeons qui ont élu domicile dans le coeur de la fleur. 

On a pensé l’apporter à l’hôpital, la vache, pour égayer ta chambre, pour donner de la couleur à tes joues pâles, pour te faire rire. 

Brigitte, et tes filles, et ton fils et cette vie dont tu as fait un chemin magnifique, que tu as bien voulu partager avec nous, merci  

Cat Stevens a donné le coup de grâce. Nous sanglotons, j’écris à la lueur de cette bougie, dehors, dans la lanterne du mariage, cette lumière de vie que nous allons transformer en étoile filante, petite lumière qui vibre, qui veille, vaillante encore, comme toi derrière ta blouse bleue, sous ta peau fine, qui laisse deviner l’ossature de ton visage, tes yeux si bleus, si verts, si lumineux. 

Mon amie, mon amie, ma première huitre c’est toi, aussi. 

Carpe diem dis tu. Chaque matin, chaque jour, carpe diem. 

Tu dis encore, le nom donne de la valeur au oui. 

Mon amie, il va rester tant de toi. Je ne parviens pas à faire de liste, mais voilà, il y a les cafés les jours de piscine et aussi n’importe quand , la porte ouverte, l’accueil, le sourire et cette générosité sans pareille   

Tu ne seras pas là samedi, tu dois dire au revoir aux tiens, nous ne volerons pas cet instant, tu étais le témoin, personne ne pourra te remplacer à cette place que mon promis te donnais. Tu seras là, samedi, tu seras là, dimanche, et tous les jours d’après. 

Mon amie. 

  

1 commentaire

  1. Oh c’est triste et j’aurais aimé rencontrer et connaitre cette amie.
    La douleur est sauvage, peut-elle être sage ? Transformée en lumière et cet amour intemporel.
    De grosses bises à vous. Cette absence creusera la profondeur encore plus. La légèreté s’ancre dans les grands fonds.
    Je suis triste mais pleine de confiance en vous

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